Dans son “Carnet rouge”, l’écrivain américain Paul Auster appelle ça “la musique du hasard”. Il en a conçu son “art poétique sans théorie”. Toute proportion gardée, c’est un peu de cette petite musique qui s’est jouée l’autre soir quand, de retour du travail, j’ai proposé de regarder “La Guerre est déclarée”, le film de Valérie Donzelli, sur la VOD – un très beau film. Auparavant, j’avais pris connaissance des informations officielles et fraîches de la présentation de l’iPhone 5, lubie en puissance, aux Etats-Unis.

Je coupe : un autre air a repris. On est samedi matin, Anne me tend la liste des courses. Et qu’entends-je à la radio, une pub pour Leclerc où monsieur dit à madame : “C’est tout ça, la liste des courses !?”. Elle : “Bah tu m’as demandé de faire la liste des courses !”. Exactement ce que j’avais en tête. Bref.

Revenons à mercredi soir. Je me couche, mais avant de dormir, je jette un œil au Libé du lendemain déjà livré sur l’iPhone. Anne en a fait autant. C’est d’ailleurs elle qui me révèle ce que je n’avais pas remarqué. Le titre de une n’était autre que celui-ci : “La guerre est déclarée”. Etonnant, non ?

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