Tessa est à la tête du Domaine des Moines depuis qu’elle a succédé à sa mère Monique qui continue à s’occuper de la commercialisation de la production vinifiée par sa benjamine.

A l’approche des vendanges et des foires aux vins, le Courrier de l’Ouest consacre “Le fait du jour spécial femmes” de dimanche à Monique et Tessa Laroche, mère et fille vigneronnes à Savennières, en Anjou.

Je les ai rencontrées mardi au cœur d’un vignoble dominant la Loire, en plein travail.

Extrait de l’article à venir :

Alors que le raisin continue de mûrir accroché à la vigne, Tessa est au chevet d’un vin qui nécessite toute son attention et son savoir-faire : La cuvée des nonnes. Sur un terroir cultivé dès le 12e siècle par des moines, l’appellation ne manque pas de saveur. La dernière cuvée du délicat moelleux remonte à 2007. «Nous le mettrons en bouteille le 24 septembre, à quelques jours du début de la vendange». En attendant, Tessa peaufine les réglages. Elle évalue le niveau de gaz en secouant des éprouvettes, scrute la couleur dorée à travers les verres. La transparence doit être totale. Ici, le trouble n’a pas sa place. Tessa Laroche est vigneronne sur le Domaine des Moines, au sommet de la roche du même nom, à Savennières, à une quinzaine de kilomètres d’Angers. Elle a succédé à sa mère Monique qui s’est installée sur ces hauteurs en 1981. «J’étais pharmacienne, raconte Monique. A l’époque, le diplôme était aussi assorti d’une qualification en œnologie. Quand mon mari a ouvert son étude notariale à Angers en 1968, les hasards de la vie nous ont conduits non loin de là, dans une petite maison en bas du côteau. Il y avait une vigne». Jean-François, le mari, amateur de bon vin, n’a pas tergiversé : «Nous avons tout arraché et replanté», glisse-t-il, alors qu’il passe furtivement dans le chais. Quelques années plus tard, l’opportunité se présente d’acquérir le château du Domaine des Moines. «Les débuts ont été difficiles, se souvient Monique. Il a fallu tout reprendre à zéro. Avec un objectif : redonner du prestige à l’appellation. Le vin était vendu en vrac. J’ai voulu le remettre en bouteilles».

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