Pourquoi 531 ? Le mystère s’éclaircit à Segré, Maine-et-Loire.

Au risque de paraître cintré - ce qui, en matière vélocipédique, peut être pris comme un compliment -, je ne résiste pas à l’envie de raconter comment j’ai découvert la signification du chiffre 531 sur un vélo et jusqu’où se nichent les détails pour un puriste du vélo vintage, que je ne suis pas.

La pelote de l’Anjou Vélo Vintage se déroulant irrésistiblement, de fil en aiguille j’ai été conduit au magasin 100% vélo à Segré (merci Le Courrier de l’Ouest). Le patron s’appelle Denis Crézé. Il vend des vélos pour monsieur et madame Toutlemonde, mais abrite aussi une petite collection de très beaux vélos. Parmi lesquels son préféré qu’il bichonne en se promettant de ne jamais l’enfourcher : un Peugeot de 1978, “le même que celui de Bernard Thévenet”, acheté neuf dans une boutique qui mettait la clé sous la porte. Il n’a donc jamais roulé, sinon quelques hectomètres.

Une pichenette suffit à démontrer la qualité du cadre. Il sonne, pas comme le cadre, en acier lui aussi, du vélo d’à côté, désespérément sourd. Et le passionné de pointer le sigle “Reynolds 531” qui orne la machine, la marque des tubes d’excellente qualité. Je me souviens alors du vélo Paul Smith 531, photographié dans la remise du concept-shop Merci à Paris.

Denis Crézé ajoute un détail insoupçonné : Reynolds est écrit en biais. Le puriste sait dès lors que tous les tubes qui composent le vélo sont du même tonneau, pas seulement l’essentiel du cadre. De quoi examiner d’encore plus près les machines lors du prochain Anjou Vélo Vintage.

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