Sur les pontons. Photo de Rémy Artiges aux Sables-d’Olonne pour Libération.

Le 10-11-12 à 13:02

, les skippers du Vendée Globe auront quitté les pontons des Sables-d’Olonne (Vendée) et les grandes marées humaines pour trois mois de mer en solitaire et sans assistance autour du monde. Pas sûr qu’ils regrettent l’effort qu’ils ont dû fournir pour sourire aux dizaines de curieux qui ont défilé à pas lent devant leurs coques amarrées.

Que faut-il penser de ce culte de la gratuité qui entraîne avec lui quantité de badauds, confirmant l’adage “la foule attire la foule” ? Du côté de l’organisateur, on se gargarise, à longueur de courriers électroniques, des records de fréquention qui explosent : 

Le nombre de visiteurs atteindra cette année le million à sa fermeture le 11 novembre au soir, sans compter l’affluence totale du jour du départ”.

Faut-il le croire quand plus loin il écrit : ”

Plus que jamais, cette politique d’ouverture totale et gratuite est récompensée, ainsi que la disponibilité des skippers qui jouent parfaitement le jeu avec les milliers de personnes qui ont patienté pour les approcher”

 ? La photo publiée par Libération ce vendredi matin peut laisser penser que non, un navigateur qui doit se concentrer sur sa course n’est pas forcé d’apprécier ce flot continu et il faut bien le dire cauchemardesque.

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