Un bail que je désespère de retrouver la plume alerte et bidonnante de Jean-Louis Le Touzet, suiveur du Tour de France pour Libération depuis des années. Ce matin, le lecteur est gâté. Même si le reporter grinçant s’en prend aux héros du jour et de la veille : les valeureux Voeckler et Rolland de l’équipe Europcar. Pour commencer, il juge utile de rappeler les propos de Manolo Saiz (ex patron de la Once, pris dans l’affaire Puerto) :

“En gros, Manolo, le dernier taliban du vélo, affirmait, il n’y a pas de grand style sans exagération de la composition alchimique”.

S’en suit cette explication poilante qui m’a fait lever dès 6 heures :

“Soudain, alors que Rolland était dans les mains du masseur, une voix descend du Jardin des délices, la même qu’avant-hier, et s’exprimant toujours en araméen, dit : “Frère Pierre, tu as remarquablement appliqué les consignes glissées dans un numéro du Chasseur français et tu as admirablement chanté l’esprit de la location longue durée sur cette étape”. Rolland pris donc en sténo ce que lui disait la Voix, qui reprit : “Neanmoins, des esprits chagrins trouveront que nous écrasons la concurrence, surtout les gars de chez Lavenu, Madiot et consorts. Afin de clouer le bec à la presse qui voit le mal partout, tu diras aux fidèles du Tour que tous ces aigris n’ont pas l’ardeur véritable voulue et que c’est cette mollesse dans le jarret qui les rend grincheux. Ah, oui, j’oubliais, glisse au passage que l’ail frais, et consommé en grande quantité est votre seul vecteur d’oxygène. Ensuite tu rapporteras le tout à Jean-René en lui disant que même les contes orientaux les plus beaux ont une fin.”

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