L’iPhone nouveau est arrivé. Il ne déçoit pas, mais certains choix opérés par Apple laissent interrogatifs. Premier contact.

Depuis le temps que l’on ouvre des boîtes d’Apple, on pourrait penser que le plaisir s’est dissipé. Eh bien non, après un iPod, un iPad et trois iPhone, sans compter les Mac, l’excitation est toujours la même : apprécier la sobriété graphique du lingot noir encore sous cellophane. Et l’ouvrir en faisant fi des regards moqueurs de son entourage.

Vu de dessus dans son écrin, l’objet du désir ne diffère guère du 4S. Ah si, il a l’air tout maigre. Le centimètre pris en hauteur surprend. Pourquoi donc ne pas avoir élargi l’ensemble de la machine pour conserver des proportions voisines des anciens modèles ?

C’est la prise en main qui donne la réponse : l’iPhone 5 peut être piloté d’un seul pouce, sans risquer de tomber.

Boîtier enrouleur Examinons la câblerie dans le double-fond : ce fameux Lightning-USB qui remplace la précédente broche, laquelle paraît démesurément grossière à côté du nouveau minuscule appendice. L’autre surprise, de taille celle-là, vient des écouteurs. Les nouveaux EarPods, mieux calibrés, nous dit-on, pour se glisser dans les oreilles, sont livrés avec un boîtier qui sert aussi à enrouler le fil. Difficile de dire s’il sera utile par la suite.

Poids-plume Revenons au 5. Z’ont oublié de poser la batterie chez Apple ?! C’est en somme la réflexion que suggère en premier le poids-plume du nouveau joujou. Manifestement, le dos en allu (du plus bel effet) et la façade en verre qui affleure à peine de la ceinture métallique ont fait fondre l’appareil vedette, indétrônable question raffinement et qualité de fabrication.

La prise casque en bas Plus déconcertant, le transfert de la prise casque au rez-de-chaussée, près du micro et du haut-parleur. Il faudra s’habituer, notamment dans la poche quand le bouton marche/arrêt sera logé tout au fond. On se dit alors qu’il n’est pas impossible que cette prise fasse le voyage inverse sur une prochaine version…

Une étagère en plus La configuration est un jeu d’enfant. Avec une question au moment d’insérer la nano Sim dans son logement : mais jusqu’où ira la miniaturisation ? Et aussi : dans quel intérêt ?

Allumage. Les couleurs à l’écran paraissent plus saturées que sur le 4S, avec des nuances plus fines. Le gain de place est appréciable pour ranger les applis. Une étagère de plus, ça ne se refuse pas !

Vélocité Lancement de Safari. La page laissée sur le 4S désormais éteint saute aux yeux en se chargeant quasi instantanément. Jamais vu iPhone ou iPad aussi rapide. Illusion liée à la nouveauté ou vélocité déconcertante du processeur A6 ? L’avenir le dira.

Bandeaux noirs La déception pointe en revanche sur les applis pas encore à jour, comme Le Monde ou Libération où l’affichage ne s’étend pas sur tout l’écran mais entre deux bandeaux noirs pour ne livrer que la taille 3,5 pouces. Message aux développeurs : faîtes fissa !

Quid des accessoires ? La première impression est globalement très positive sur cet iPhone 5, même s’il n’est pas renversant de nouveauté. Reste que la course à la nouveauté n’est pas sans inconvénient. Elle impose de renouveler la gamme des accessoires, étui et autre adaptateur pour recharger la bête, en voiture notamment. Et quid de l’écoute sur un dock dédié aux anciens modèles ? Elle est bien mignonne la prise Lightning, mais elle ne permet plus de faire tenir debout le téléphone sans qu’il ne bascule.

— Article publié dans le prochain Avosmac Tablettes

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