La Porte de la Paix de Josep Grau-Garriga dans l’église
de Saint-Mathurin-sur-Loire, détail.

En 1992, le peintre catalan Josep Grau-Garriga s’installe en Anjou, à Saint-Mathurin-sur-Loire. Il a derrière lui une enfance espagnole marquée par la Guerre civile. Il fut un petit berger qui parcourait la campagne un crayon à la main, avant de devenir un artiste à la réputation internationale, maître dans l’art de la tapisserie.

En 2007, sa ville d’adoption lui commande des vitraux pour son église. Mais les Monuments Historiques s’y opposent. Le projet évolue et se transforme en Porte de la Paix. Cette œuvre testamentaire est la synthèse des talents de l’artiste, où le verre se fait tissu en un patchwork monumental.

Josep Grau-Garriga dans son atelier de Saint-Mathurin-sur-Loire.

Josep Grau-Garriga dans son atelier
de Saint-Mathurin-sur-Loire.

Josep Grau-Garriga est mort le 29 août 2011 à Saint-Mathurin-sur-Loire. Sur la Loire, il avait écrit ceci : « Ce qui m’a intéressé, c’est un climat que j’ai toujours ressenti, dans cette région, qui est intemporel. Il y a un calme et un bonheur qui m’ont intéressé pour travailler. Et c’est en étant ici que j’ai découvert la valeur de la Loire. La lumière bien sûr m’intéressait. C’est aussi cette quotidienneté, le fait qu’elle soit vivante. Il y a quelque chose d’indéfinissable. »

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