M Le Magazine du Monde a publié ce week-end un portfolio spectaculaire montrant ce à côté de quoi nous passons à force de tout laisser allumé. En regardant ces images, je me suis souvenu de la voûte étoilée observée une nuit d’été sans lune depuis un causse des Cévennes. J’étais alors loin d’imaginer telle profusion de points lumineux, formant des nuages scintillants.

“C’est pour rendre aux étoiles leur éclat que Thierry Cohen est aller photographier le ciel dans des déserts du monde entier situés exactement sous la même latitude que New York, Rio ou Paris. Magie du photomontage, les villes retrouvent leur obscure clarté”, écrit l’hebdomadaire.

Sur le site du photographe, je trouve un texte très instructif de Francis Hodgson (chroniqueur au Financial Times et consultant en photographie), dont voici un extrait :

“Thierry Cohen ne se contente pas de remplacer un ciel par un autre dans le souci de rendre plus lisible sa photographie. Il explore des lieux sauvages, dénués de toute pollution lumineuse — le désert d’Atacama, le désert de Mojave, le Sahara occidental —, ayant une bonne clarté atmosphérique mais situés à la même latitude que les villes qu’il a photographiées: sur ces ciels immaculés, il pointe son objectif avec un angle constant. La Terre tournant sur son axe, il obtient des ciels identiques à ceux que l’on pourrait observer quelques heures avant ou après, au-dessus des mêmes villes. En d’autres termes, il montre un ciel non pas imaginaire, mais tel qu’il devrait être vu au-dessus de Rio, de New York, de Shanghai, de Tokyo, de Hong-Kong ou de Paris.”

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