Une nuit où je n’arrivais pas à dormir, j’ai lu avec un vif intérêt cet article du Monde. Où l’on découvre que les Français sont de drôles de coucheurs ! Extraits :

« N’en déplaise à l’Eglise, dormir à deux est un acte récent pour notre espèce, et qui n’a rien de naturel. »

« Les Français ne détiennent pas seulement le record mondial de consommation d’anxiolytiques, ils utilisent, avec leurs voisins espagnols, les lits à deux places les plus étroits du monde occidental. »

« Or, l’impact de la dimension du lit sur la qualité de notre sommeil est flagrant. En janvier 2012, dix couples bardés de capteurs ont dormi successivement dans des lits de 140 puis de 160 centimètres sous la direction du professeur Léger. Les résultats sont bluffants : les “cobayes” ont augmenté de 15 % leur temps de sommeil profond (152 minutes contre 132). Leur nombre de réveils nocturnes a baissé d’un quart (vingt-trois fois contre trente). Et, une fois la nuit au large passée, les couples estiment avoir amélioré “de près de 50 % leur sensation de confort. »

La couette aussi en prend un coup !

« Anecdotique, la couette ? Pascal Dibie ne le pense pas. L’utilisation de cet objet, apparu il y a une trentaine d’années en France, est une aberration due à… Ikea, estime-t-il. ‘La France appartient aux sociétés dites ‘bordées’. Dans ces pays, traditionnellement dépendants de la culture du lin, on dort habillé et sur le dos, bordé d’un drap et de couvertures, dans des chambres non chauffées.’ Une habitude opposée à celle des pays nordiques. ‘Du nord de la France à la Scandinavie, la domestication des canards eiders a créé des sociétés à couettes. Les gens dorment nus, lovés en chien de fusil dans des couettes personnelles, même s’ils dorment côte à côte. Et les chambres sont chauffées. »

« Le typique lit à deux en largeur 140 utilisé avec monocouette et pyjama est donc un ovni français générateur de stress dont, estime M. Dibie, ‘on ne nous a pas vendu le mode d’emploi. »

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