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Quelques morceaux choisis d’une excellente interview de Raymond Depardon, parue dans le hors-série des Inrocks à l’occasion de son exposition à Paris, « Un Moment si doux » :

— « Aujourd’hui, on ne peut plus défendre un moment décisif. On commence à en avoir marre de cet “instant décisif”. C’est une donnée importante, mais la photographie ne peut pas reposer que sur ça ». […] « Quand Cartier-Bresson le défend comme un mot d’ordre, il est dans une époque qui est encore complexée par la peinture. Et il se demande : comment emmerder la peinture ? Un petit appareil arrive : le Leica ».

— « Quand on est photographe de presse, on apprend au moins ça : se déplacer en marche arrière pour toujours garder le même point. Un bon photographe, c’est un photographe qui fait de la marche arrière ».

— « On dit souvent que c’est important dans le métier de journaliste de discuter beaucoup avant une interview : je pense que c’est une erreur ». […] « Il faut se livrer progressivement, y aller doucement, il faut même peut-être jouer au con. »

 

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