Dans son « Dictionnaire amoureux du journalisme », Serge July consacre un article à l'histoire du Leica. Entre autres considérations techniques déjà lues ailleurs, je découvre une histoire de la marque allemande que je connaissais pas :

« Pendant que Ernst Leitz II, le fils du fondateur, et son équipe mettaient au point cette merveille qui allait transformer les journaux et les magazines avec des reportages au plus près des hommes aux quatre coins du monde, l'industriel ne restait pas indifférent à ses concitoyens et en particulier au destin des Allemands d'origine juive dont certains travaillaient au sein de sa très prospère entreprise. » […]
« Les salariés d'origine juive étaient envoyés par Leitz en mission à New York, où ils rejoignaient une structure commerciale liée à la société, avec des lettres d'accréditation, un visa en poche, et naturellement un Leica sur la poitrine. Une soixantaine de personnes auraient ainsi échappé aux nazis grâce à cette filière. »
« Le rabbin américain Franck Dabba Smith a consacré un livre en 2002 à « The Greatest Invention of the Leits Family : The Leica Freedom Train » et à celui qu'il a appelé le « Schindler de l'optique ».
Ernst Leitz considérait qu'il n'y avait aucune raison de se glorifier de ces actions. »
Serge July (« Le Dictionnaire amoureux du journalisme »,Plon. p. 446.)

2 Comments