Vampire weekend ne doute de rien. Et ça réussit aux quatre New Yorkais depuis 2008. Quand il fallu qu'ils se trouvent un style pour accompagner leur musique, leur leader Ezra Koening explique : "On s'est sentis naturellement attirés par ce qui donnait l'air stupide, maladroit, conservateur. C'était drôle, ça collait bien à nos chansons, même si dans la vie on n'avait pas ce style". Dès l'origine, tout pour me plaire, donc. Surtout la musique qu'ils offraient alors ; comme si le Paul Simon de Graceland se trouvait réincarné en quatre.
Cinq ans après ces débuts prometteurs, les Vampire reviennent avec un album à la pochette en noir et blanc (une vie aérienne de New York prise le 24 novembre 1966, et un titre en plein et en délié : Modern Vampires of the City). Les plages oscillent entre pure joie de jouer et mélancolie.
En 2013, à l'heure où tous les groupes se résignent à publier illico presto leur musique en streaming, Ezra Koening et sa clique ont fait le pari de la vente en magasin. Avec succès. Trois semaines après sa sortie, l'album n'était toujours pas disponible sur Spotify ou Deezer, mais caracolait en tête des hit-parades, aux Etats-Unis notamment.
Vampire Weekend démontrait ainsi la force de la fidélisation. La preuve étant faite que le CD n'est pas mort, les voilà qui débarquent aujourd'hui mardi sur les plateformes. Que ceux qui ne connaissent pas encore écoutent, c'est extra !

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