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Merci à John Tebbs et à sa chronique de novembre dans M Le Magazine du Monde qui m'avait poussé chez Truffaut pour acheter des bulbes de tulipes perroquet, de jonquilles et de narcisses. Le piètre jardinier que je fais avait pris au mot l'Anglais qui écrivait alors :

Il est enfin revenu le joli temps des bulbes... Cela dit, je ne connais pas un seul jardinier qui se réjouisse de les planter. La perspective de creuser des centaines de trous puis de les reboucher n’est pas très excitante. Ma détermination et mon énergie ne sont pas de trop pour venir à bout de cette tâche — sans gratification immédiate et réalisée dans des conditions météo loin d’être idéales à cette époque de l’année. Et puis, comme ces mois d’automne sont surtout consacrés à la taille et à l’agencement du jardin, œuvrer pour le printemps suivant me semble toujours un peu étrange.
Peut-être est-ce pour cela que les paquets de bulbes sont tous, sans exception, colorés et joyeux. Avec la nature, il faut faire preuve de patience. Je ne connais pas de plus grand plaisir, de plus grande satisfaction, après les longs mois d’hiver, que, le printemps arrivant, de récolter les fruits de ses efforts et voir le jardin renaître dans une explosion de couleurs. Les ampoules et le mal de dos dus aux cinq cents bulbes de tulipes disposés dans le jardin d’un client prennent alors tout leur sens. Alors à vos outils !

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