Lomepal, le rap à la cool

Lomepal. « Jeannine » (Pineale Prod - Grand Musique Management)

Antoine Valentinelli, plus connu sous le nom de Lomepal. Photo Viktor VAUTHIER

Antoine Valentinelli, plus connu sous le nom de Lomepal. Photo Viktor VAUTHIER

Connu sous le nom de Lomepal, Antoine Valentinelli est l’un des garçons les plus attachants de la scène rap actuelle. Pour se faire une idée de sa « coolitude », il faut lire ses propos croisés avec Philippe Katerine dans le numéro 1200 des Inrocks. Où l’on voit que les deux artistes qui chantent « Cinq doigts » en duo sur l’album « Jeannine » (sortie ce vendredi), se soucient assez peu du qu'en-dira-t-on (Katerine : « On ne se connaît pas très bien, mais c’est vrai que quelque chose se passe, on va tout doucement vers le Pacs, hein Antoine ? »)

Lomepal avait donné la mesure de son audace artistique avec la pochette de son excellent premier disque, « Flip », sur laquelle il apparaissait sur fond rose avec de grosses boucles d’oreilles et le mascara coulant sur la joue. Un coup de maître pour l’intrépide skateur qui s’est tout « cassé cinq fois » : le barbu a fini affiché partout en ville.

Le premier morceau extrait de l’opus, « 1000°C » (avec Roméo Elvis), surprend alors que les temps sont brûlants. Hasard du calendrier ou science prémonitoire, on l’entend rapper : « Un pied dans les flammes / Un autre dans la glace / Séduit par les extrêmes j’ai trouvé ma place ». Et plus loin : « Conscience décapitée, on verra les dégâts plus tard, aïe ».

« Jeannine », du nom de la grand-mère d’Antoine, aligne 17 morceaux qui font la part belle au rap, mais pas seulement. Le chant y trouve aussi sa place, comme dans « Le Vrai Moi » ou « Trop Beau » qu'adore Philippe Katerine. Idem.