Un bouquet de fleurs de Paul McCartney

Paul McCartney « Flowers in The Dirt »

  En solo ou à plusieurs, Paul McCartney toujours aussi efficace.

En solo ou à plusieurs, Paul McCartney toujours aussi efficace.

Alors qu'il sait très bien écrire et composer des chansons en solitaire, tout au long de sa carrière Paul McCartney a chéri les collaborations.

Parmi les plus célèbres, il y a eu « Say say say » avec Michael Jackson (1983), « Ebony and Ivory » avec Stevie Wonder (1982) ou plus récemment « FourFiveSeconds » avec Rihanna et Kanye West (2015). 

Moins connue, mais tout aussi remarquable, il faut se souvenir de son travail avec Elvis Costello qui a pris forme en 1989 avec l’album « Flowers in the Dirt », remasterisé et réédité ce mois-ci avec l’ajout de maquettes de l’époque. Une manière de pénétrer dans l'atelier des artistes, la ferme de sir McCartney dans la campagne anglaise. Les deux complices s'étaient enfermés pendant plusieurs semaines, avec pour mission d'écrire et composer une chanson par jour.

Avec un Elvis Costello alors au meilleur de sa forme, l'ex-Beatles trouvait une plume de la trempe de John Lennon, incisive et percutante. Pour un double-album à la fois nerveux (« My Brave Face », « Twenty Fine Fingers »)  et apaisant (« Put it There », « This One », « Distractions »).

Sur ce disque, Paul McCartney s'entoure également d'autres musiciens comme David Gilmour de Pink Floyd, qui offre une immense partie de guitare sur l'un des meilleurs titres, "We got Married ». Mais aussi de producteurs de renom comme George Martin (dit « le cinquième Beatles ») et Trevor Horn, qui a travaillé sur les albums de Frankie Goes to Hollywood, Simple Minds et Pet Shop Boys, le meilleur du son anglais des années 1980.

Linda McCartney est aussi de la partie, au chant, aux claviers et tapant des mains sur« Figure of Eight ». C'est elle aussi qui signe les photos du livret. Car la défunte épouse était aussi une photographe remarquable.