Les illuminations de Peter Peter

Peter Peter, « Noir Eden »

C'est son compatriote Québécois Pierre Lapointe qui nous l'avait fait découvrir au détour de l'émission "Les Petites morts" sur France Inter pendant l'été 2014. « Une version améliorée de la tristesse » de Peter Peter allait dès lors tourner très souvent à la maison et en voiture. Sans jamais qu'il ne lasse. 

Trois ans après, revoilà notre chouchou du Québec (dont on apprend qu'il s'est installé à Paris) avec « Noir Eden ». Et un single « The Loving game » accompagné d'un clip drolatique remake de l’émission « Tournez manège ». 

Peter Peter a le culot des meilleurs, qui n'hésitait pas à conclure sa « Version améliorée de la tristesse » d'un solo de saxo totalement démodé mais qui sonnait là parfaitement juste. 

Sur « Noir Eden », on retrouve la signature pop planante gorgée d'effets électroniques concoctés à la maison sur un synthétiseur de salon. Les textes, tous en français, infusent de la mélancolie éclairée de notes de piano (« Damien ») et d'accords de guitares (« Pâle cristal bleu ») qui se frayent un chemin ici et là. Comme cette voix féminine qui enchante plusieurs refrains. 

Les maestro de l'électro sont nombreux qui connaissent leurs gammes mais très peu qui sont capables de faire de leurs trouvailles sonores de vraies chansons avec ce qu'il faut d'émotion. 

Comme il y a longtemps Stephan Eicher avait marqué son époque avec "Les Chansons Bleues" et Stromae plus récemment, Peter Peter est de ceux-là. Autrement dit, il y a ceux qui savent faire du son, d'autres des chansons.