Alexia Gredy, « L’habitude » à prendre

Alexia Gredy, « L’habitude »

  Quand elle chante, Alexia Gredy est plus t-shirt froissé que tenues sophistiquées et rouge à lèvres.

Quand elle chante, Alexia Gredy est plus t-shirt froissé que tenues sophistiquées et rouge à lèvres.

Parmi les nouvelles venues dans la chanson voici celle qui nous fait le plus d'effet. Alexia Gredy emporte l'adhésion avec sa reprise du « Diabolo menthe » d'Yves Simon qu'elle réinvente à force d'arpèges hypnotiques et fait sien dès le deuxième titre de la poignée qu'elle vient de publier sur son premier EP, « L’habitude ».

Son talent rappelle celui de Jane Birkin, époque « Overseas Telegram » et « Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve ». « L’habitude » conjugue au plus que parfait les instruments, caisse claire en tête, cordes arrangées, guitares et astuces électro.

Des fers au feu

Mais il faut se contenter pour l'heure de cette quinzaine de minutes très prometteuses sur lesquelles se sont penchées des bonnes fées de la pop moderne : le groupe français Aline et l'Anglais Baxter Dury dont on retrouve là la maestria tout en retenue. Ce disque court figure donc un point d'étape en attendant le grand rendez-vous. Il se murmure qu’une vingtaine de chansons sont en préparation.  

Celles et ceux qui se disent « je l’ai déjà vue quelque part » ont raison car Alexia Gredy a plusieurs fers au feu et monnaie sa plastique sur les écrans et le papier glacé pour avancer en toute tranquillité dans l’industrie musicale et financer son projet de beau disque qu'elle prend le temps de mitonner.

Sur son compte Instagram (@alexiagredy), l'artiste partage la carte d'identité de ses 4 ans établie le 1er juillet 1994 à Mulhouse, Alsace. La photo montre une petite fille malicieuse qui semblait avoir plus d'un tour dans son sac. Preuve est faite.