Gérald Genty, un chanteur pas que marrant

Gérald Genty, « Hippopopopopopopopopopopotame »

Gérald Genty a définitivement trouvé sa place dans l’histoire des chanteurs marrants et drôlement inspirés. Au rayon pop géniale, il y avait l’impayable Richard Gotainer. Gérald Genty est du même calibre.

En 2006, il avait intitulé sont deuxième album « Le plus grand chanteur de tout l’étang » qui s’ouvrait sur « Mon prénom c’est Gérald, pas Gérard ». Un régal de bout en bout.

Onze ans et deux albums plus tard, le loustic rapplique avec « Hippopopopopopopopopopopotame » (il ne manque pas un po) et 38 titres qui tiennent en 37 minutes. Soit moins d’une minute de moyenne par titre. Il y cultive sa passion du calembour auquel personne n’avait encore pensé avec la complicité d’enfants à la diction irrésistible. Laissez-vous cueillir par « Poulet fermier » et cette phrase dite par un tout-petit : « Mais ça sert à quoi de connaître leur métier, si c’est juste pour les manger ? »

S’il n’y avait que les jeux de mots et facéties de langages, l’ensemble pourrait devenir indigeste. Mais non. Car Gérald Genty est aussi un brillant musicien qui compose depuis l’âge de 15 ans (il en a 43).

Chaque chanson est un petit bijou pop. S’il fallait n’en retenir qu’un, ce serait le dernier qui conte les résultats médicaux de la grand-mère des enfants, laquelle a… « trop d’urée ». L’épilogue se noue avec le dialogue entre le papa et son fiston cherchant un titre au disque (« On peut mettre le nombre de popo qu’on veut ») et une orchestration qui tire une larme tellement elle est belle.