Les Limiñanas sortent de l’ombre

The Limiñanas « Shadow People » (Because Music)

 Chevelure de feu pour elle et barbe touffue à la Rick Rubin (le producteur américain qu’il adore) pour lui, ainsi sont The Limiñanas. Photo Emmanuel FONTANESI

Chevelure de feu pour elle et barbe touffue à la Rick Rubin (le producteur américain qu’il adore) pour lui, ainsi sont The Limiñanas.
Photo Emmanuel FONTANESI

Les modernes ne sont pas ceux que l’on croit. Démonstration avec The Limiñanas qui nous viennent de Perpignan et relancent le rock français.

Ça fait un moment déjà qu’Anglais et Américains en pincent pour eux. Chez nous, il faut attendre 2018 pour qu’on oublie cinq minutes les prétendants de la pop et du hip-hop et fasse tourner le disque.

Lionel et Marie font simple et efficace. A commencer par le nom de leur duo « The Limiñanas ». Facile, c’est ainsi qu’ils se nomment : Limiñana. Une famille avec enfant qui n’a pas renoncé à la vie de village. Un portrait publié dans « M Le magazine du Monde » présente madame « à trois quarts temps à la médecine du travail quand lui se consacre à la musique ». Dans le groupe, elle percute à la batterie, lui aux guitares. Tous les deux chantent.

Peter Hook, bassiste génial de Joy Division et New Order, joue sur « Shadow People » (l’haletant « The Gift »). Autre valeur sûre, Bertrand Belin passe aussi la tête (« Dimanche ») et présente une amie : Vickie, dont le vrai nom est Suzie, qu’on appelle donc Sue, mais que lui appelle Vie, comme la vie.

Emmanuelle Seigner est la tornade sexy de l’album. Pour elle la chanson-titre « Shadow People ». On la voit, solaire, dans le clip qui va avec. L’actrice et chanteuse rock très douée (écoutez ou réécoutez « Ultra Orange » et « Dingue ») est impeccable dans le rôle et va rempiler avec les Sudistes qui vont s’atteler à la réalisation de son cinquième album solo.

A noter que The Limiñanas passent au Chabada à Angers le 23 mars et au Stéréolux à Nantes le 20 avril.