​Belle & Sebastian en trois épisodes

Belle & Sebastian « How To Solve Our Human Problems » (1, 2 et 3) (Matador Records)

 Des fans du groupe photographiés par Stuart Murdoch lui-même illustrent les trois pochettes de « How To Solve Our Human Problems ».

Des fans du groupe photographiés par Stuart Murdoch lui-même illustrent les trois pochettes de « How To Solve Our Human Problems ».

« Comment résoudre nos problèmes d’humain ». Ce n’est pas une question, c’est la solution qu’offre en trois volets Belle & Sebastian : un pour Noël, un pour les étrennes et un deux jours après la Saint-Valentin.

Et comment ne pas faire confiance à ce groupe originaire d’Ecosse et à son créateur Stuart Murdoch qui fut enfant de chœur, prit des leçons de piano avant de vendre des disques puis d’occuper un poste de gardien de salle paroissiale (jusqu’en 2003), et qui, en 1996, choisit de baptiser son groupe du nom du roman de Cécile Aubry ?

La musique de Belle & Sebastian est un feuilleton délicieux composé de disques longs (LP) et courts (EP). Cet hiver, le groupe revient à la déclinaison par trois qu’il avait déjà tentée avec réussite en 1997 et 2000. Soit trois poignées de chansons en l’espace d’une saison réunies sous le titre « How To Solve Our Human Problems » (1, 2 et 3).

La première partie est taillée pour le déhanchement avec son lot de basses rondes et appuyées et d’effets électroniques vintage assez osés, flirtant avec le mauvais goût mais finalement épatants (« Sweet Des Lee »). « Fickle Season » où la voix de Sarah Martin et celle de Stuart Murdoch se répondent montre que le groupe n’a rien perdu de son innocence des débuts, ni de sa mélancolie.

La suite, qui sortira vendredi 19 janvier est une démonstration de maîtrise mélodique. « I’ll Be Your Pilot » écrite par Murdoch pour son petit garçon en pensant au Petit Prince et « A Plague On All Other Boys » qui clôt le disque sont d’ores et déjà à ranger parmi les meilleurs moments musicaux de ce début d’année. A suivre, donc.