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Les vacances en Provence, jour 4
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Les platanes. La Provence est leur royaume. On les voit partout, en procession sur le bord des routes, solitaires et trapus sur la place des église et les cours d’école. Ils ont beau revêtir ce qui ressemble à une tenue camouflage, ils sont inévitables - Albert Camus en a fait la désastreuse expérience quand la Facel Vega FV3B d’un fils Gallimard s’est encastrée dans un tronc un soir de l’hiver 1960, le 4 janvier exactement.

On dit aussi qu’en été les épileptiques ont tout intérêt à éviter de rouler vite (ou pas pas du tout) sous leur frondaison, car le risque est grand que l’effet stroboscopique produit par l’ombre et la lumière déclenche une crise. Préjudiciable au volant.

A l’heure de la sieste, la fraîcheur de leur feuillage est une invitation à piquer du nez et un bon roupillon, mais c’est sans compter sur les cigales qui ne l’entendent pas ainsi et produisent inlassablement leur concert de crécelle que l’on peut trouver soûlant, à la longue. Mais nous n’en sommes pas là.

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Les vacances en Provence, jour 1

On ouvre les portes de la voiture et c’est la Provence qui chante. Les cigales couvrent le bruit du vent dans les pins parasols et maritimes du camping Flower Provence où nous nous installons pour la semaine, du mercredi au mercredi (une aubaine pour le temps passé sur la route).

Notre maison est en plastique, fabriquée en Vendée. A Talmont-Saint-Hilaire dans une filiale des chantiers navals Bénéteau si je me souviens bien. Modèle O’Hara, qui nous ramène donc à Autant en emporte le vent. Le fil rouge de la journée.

En venant, ce fichu vent qui attise le feu a fait parler de lui chaque heure des infos. A mesure que nous avancions vers le sud, nous l’avons aussi vu secouer les arbres et saisir l’opportunité de propager dans un champ voisin les flammes d’une Audi qui s’était embrasée sur le bord de la route.

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Se promener le soir avec la poubelle et la vaisselle ou les joies du camping. 

Choses vues à Bruxelles

Quatre jours de mars à Bruxelles et une volée d’images où se sont glissées quatre intruses : des lampes d’un appartement parisien, étape à mi-chemin avant de loger dans la maison airbnb au cœur du quartier Saint-Gilles, bobo à souhait, à une vingtaine de minutes à pied du cœur de la capitale belge.

L’escapade a démarré avec une épatante exposition de jouets « Pouet ! » L’est pas mignon Dumbo ? Une entrée en matière parfaite pour savourer la cocasserie des Belges toujours prompts à s’amuser d’un rien et d’eux-mêmes, quand par exemple aux Puces de la place du Jeu-de-Balles, un ami bruxellois de Marie nous fait l’inventaire de la famille royale.

On notera que les frites manquent à l’appel. Elles n’ont pas été boudées. Elles étaient même tellement bonnes que l’idée n’est pas venue de leur tirer le portrait.

PS : le chat était fourni avec l'appartement de la rue de Rome à Bruxelles. Adorable, elle s'appelle Farine.

Dernière salve avant reprise

Il fallait bien s’y attendre : les grandes vacances ont pris fin. Les derniers jours ont été spartiates, mais épatants dans un petit coin de Bretagne où campe aussi un coq (qui se réveille très tôt, comme souvent les coqs). Où la plage est un repère de vieux vélos qui ne craignent plus ni le sable, ni le sel. Et où il fait bon lire Harry Potter et ramasser porcelaines et verre poli.

Les grandes vacances jour #10

Les jours se suivent et se ressemblent, faits de baignades dans les eaux fraîches et claires du Roubion, de découverte d'un nouveau libraire inspiré (cette fois c'est à La Balançoire à Crest que nous avons rempli nos poches de poches) et de promenade dans des ruelles escarpées (la plus belle de Crest est celle du Rocher).
PS : Bonne fête aux visiteuses prénommées Anne.

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Les grandes vacances jour #9

Couleurs locales. Au gré de nos vagabondages drômois dans le parfum de la lavande, nous sommes entrés dans une bergerie ; dans une papeterie qui avait tout de la caverne d'Ali Baba et où j'ai déniché deux crayons de bois de gros calibres (multicolore pour l'un, bi pour l'autre) et le taille crayon qui va avec (made in Germany) ; et enfin dans une fabrique centenaire de scourtins.
"C'est quoi un scourtin ?" vous demandez vous. Il s'agit des pièces rondes et à larges rebords qui servaient jadis à recevoir la pâte des olives avant pression pour en extraire l'huile. Les Romains connaissaient déjà le scourtin qui ne s'appelait pas ainsi, mais c'est un certain monsieur Fert, natif de Nyons, qui découvrit dans la fibre de coco importée d'Inde, un matériau idéal car inusable et imputrescible. L'ingénieux homme de Nyons inventa alors les machines qui tournent toujours, non plus pour tricoter des scourtins mais pour réaliser dessous de plat, paillassons et tapis, entre autres pour les chats qui adorent s'y aiguiser les griffes.

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L'été 1939 à New York

Journaliste au Figaro, Athénaïs Keller raconte l’histoire de cette vidéo où l’on découvre New York pendant l’été 1939 filmée par un touriste français, Jean Vivier, avec une pellicule couleur kodachrome 16 mm. Le film moisissait dans sa boîte quand des mains expertes de la maison italienne Romano-Archives s’en sont emparé pour lui redonner vie sur la toile.
Le document est exceptionnel où l’on voit les dames porter robes à fleurs et beaux chapeaux, fumer au bar ; les enfants jouer presque nu dans les fontaines ; les hommes vaquer à leurs occupations, insouciants pendant ce dernier été de paix, alors que le monde court à la catastrophe.

 

Voyager dans la maison des autres

Sauter d’une maison à l’autre au gré des destinations tapées dans la barre de recherche d’un navigateur, c’est déjà voyager un peu. Airbnb, dont l’appli sur l’iPhone est la meilleure de l’année selon Apple, renouvelle l’expérience en mettant en relation des touristes et ceux qui ont décidé que leur joli logis pouvait être un bon moyen d’arrondir leurs fins de mois.

Pour se faire une idée de l’efficacité d’Airbnb, il suffit de s’y promener et de pousser les portes à New York, Londres, Coppenhague, Berlin, Paris et que sais-je encore…

Hormis un discours très sécurisant des créateurs de ce nouveau service, la force d’Airbnb repose sur la bonne réputation des uns et des autres sur les réseaux sociaux. Qu’on l’accepte ou non, il est facile aujourd’hui de se faire une petite idée de l’inconnu à qui on a affaire dès lors que l’on a accès aux plateformes qu’il fréquente.

Considérant que le meilleur moyen de savoir si quelque chose vaut le coup ou pas c’est de l’essayer, après quelques échanges ma foi sympathiques avec une Parisienne, j’ai cliqué sur [réserver]. La transaction est en cours. Pour l’heure, l’argent versé est au chaud chez Airbnb. Il n’arrivera sur le compte de notre hôte que lorsque nous aurons obtenu ses clés et savouré déjà la moitié de notre séjour.

Ce billet appelle donc une suite…